J'ai vécu un merveilleux moment le 25 octobre
dernier. J'ai participé au Forum citoyen mauricien
à Shawinigan pendant lequel j'ai eu le privilège
d'animer un atelier portant sur la condition masculine.
Sur
une trentaine de personnes présentes à
mon atelier, il y avait certainement 25 femmes. Elles
auraient pu entraver mon animation, remettre en question
la légitimité de la Fondation pour Hommes
et tenter de réduire mon discours. C'est ce que
certains masculinistes me disent avoir déjà
vécu. C'est le genre de peur que certains extrémistes
ont déjà tenté d'enraciner en moi.
Pourtant,
rien de tout ça n'est arrivé.
Les
femmes présentes à mon atelier m'ont écouté
et questionné généreusement tout
en me lançant un merveilleux message d'espoir:
nous sommes derrière ceux qui veulent améliorer
la situation des hommes en difficulté. Ces femmes
qui représentaient des organismes d'un peu partout
en Mauricie étaient en parfait contrôle
de leur condition féminine et jamais elles n'ont
semblées menacées par mes propos de ''gars
qui veut aider les gars comme un gars''.
Les
féministes enragées et peureuses...
où étaient-elles?
Personnellement,
j'ai compris rapidement que j'aurais toujours besoin
des femmes pour être heureux. Au fil du temps,
j'en ai connu des belles, des naïves, des chiantes,
des indépendantes, des dépendantes, des
carriéristes...
Mais
je n'ai pas croisé de femmes voulant me détruire.
Ce genre de femmes existe, mais elles sont rares. Et
je ne bâtirai jamais ma pensée et la stratégie
de l'organisation que je préside à partir
de ce qu'une minorité cause comme dommages. Chers
masculinistes extrémistes, tenez-vous le pour
dit.
Je
ne combattrai pas les pires, je veux m'associer aux
meilleures. Question de logique et de simple recherche
du bonheur. De plus, la réalité est la
suivante: les hommes ne réussiront jamais à
améliorer leur condition sans que les femmes
appuient leurs efforts.
Je
suis masculiniste et ma conjointe est féministe.
Et nous sommes heureux. Pas toujours d'accord, mais
heureux. Je n'ai jamais voulu d'une petite blondinette
qui abonde dans mon sens les yeux fermés. Elle
défend SES femmes et je défends MES hommes,
sans jamais oublier de respecter l'une et l'autre. En
défendant nos genres respectifs, nous provoquons
une prise de conscience mutuelle des besoins de l'une
et de l'autre.
Ma
blonde a été, est et sera toujours une
inspiration. Elle m'apprend chaque jour à dénoncer
sans attaquer et à revendiquer sans déposséder.
Ma blonde
est parfaitement capable de me tomber sur les nerfs,
comme bien d'autres femmes, sans jamais perdre de sa
valeur à mes yeux. Nos différences s'avèrent
aussi ce qui est si séduisant: l'inconnu perpétuel
et ne jamais connaître l'autre complètement.
Et
les femmes sont belles en torieux. Je veux
réussir ce qu'elles ont réussi: conscientiser
cette société aux besoins de ceux qui
souffrent.
Des
hommes souffrent. Comme des hommes. Et ce sont des hommes
qui devront agir pour que la souffrance masculine cesse,
à la manière des hommes.
Tout
ça, avec l'aide des femmes qui peuvent nous apprendre
beaucoup si nous les considérons comme des co-équipières
plutôt que des ennemies potentielles.
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